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L’amour est plus fort que tout

 

Quel drôle, le zèbre qui écrit ! Il ne parvient pas à coller à l’évènement du jour dans la vie des hommes. Je ne vous envoie donc qu’une odeur d’acacias à la veille des fêtes. C’est ce que ce dimanche, peut-être « endimanché » de son poème m’invite à partager aujourd’hui. Bonne journée à toutes et tous en poésie.

D’une odeur d’acacias
Je renifle une odeur d’acacias
Venant du verger d’à côté.
Je suis seul assis sur un muret
Il me plaît de vivre ainsi :
Oiseau mal taillé
Au milieu du taffetas des couleurs
Une jeune fille
Aux cheveux châtains rouges
Sourit en me voyant
Avaler un ciel bleu
Bouche bée
Mains ouvertes
Je quitte ma tête
Pour lui rendre sa gentillesse
Sa silhouette se délite
Dans la lumière de la rue
Son parfum s’incruste
Quelques instants dans mes narines
Je reprends l’outil de mes tortures :
Un crayon feutre noir
Qui s’essouffle à inscrire les mots
Sur mon carnet papier carreaux
C’est peut-être pour cette raison
Que la caravane du passé
Installe son or
Dans une case de mon cerveau
En quelques images
Défilent les visages
De ceux qui ont exulté
Mon sens du merveilleux.
Il y a du monde dans cet agenda-là
Des riches et des pauvres
Des inscrits dans le dictionnaire
Des peintres des poètes des musiciens
Mon père et mon grand-père
Et l’amour de ma mère.
Il y aussi des gens simples
De fantaisie ou de silence
Des filles dont l’âme
Au fond des yeux
Irradie tout le corps.
Un désir me prend
De publier pour eux mille textes
Ciselés dans la soie de leur existence
Moi qui n’ai jamais envoyé un texte
Chez hommes et femmes
De méconnaissance.
L’amour est pudique
Chez moi il est maladif
Ce que ma bouche dit
Ce que ma carcasse ressent
Mes actes contredisent
Un peu comme un hiver
Calé au milieu du printemps.
« L’amour est plus fort que tout »
J’ignore l’auteur de cette tournure éculée imparfaite
Elle me plaît, je la sonde
Elle me maintient debout
Dans cette société sable mouvant
Pour les chercheurs d’or
Je veux dire les quêteurs d’absolu
Le reste – il est vrai- s’affirme dérisoire
Trois jeunes oies endimanchées
De vêtements de marque
Passent à ma hauteur
Dédaigneuses
Elles me toisent de leur mépris
Aucune senteur ne subside après leur passage
Un sentiment étrange
De désarroi et de joie
Assume le choix
De ne pas suivre ce chemin-là

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